Hadia OTERO
Psychothérapeute
Analyse Psycho-Organique

Tél. 06 85 73 44 30
otero.psy@free.fr

12, rue Blanche - 75009 PARIS

Métro :
Trinité Estienne d'Orves
Saint Lazare
Havre Caumartin
Chaussée d'Antin
RER AUBER

Les troubles du comportement alimentaire (TCA), comme la boulimie, l’anorexie, et la compulsion alimentaire sont associés à un rapport au poids qui peut avoir des incidences graves sur l’alimentation ainsi que sur l’organisme et sur les émotions.

Ces trois types de troubles sont spécifiques et différents. Bien qu’ils puissent avoir quelques signes communs :

 
  • Des épisodes récurrents où l’on mange avec une voracité inconsidérée
  • Manger avec excès jusqu’à se sentir plein, à n’importe quelle heure, même sans sensation de faim
  • Se faire vomir, user de diurétiques, de laxatifs
  • Compenser en sautant des repas ou faisant du sport avec excès
  • Une mauvaise perception de son propre poids et de sa ligne
  • Un sentiment d’autodépréciation, de non-respect de soi
  • Une mauvaise image de soi, et des phobies sociales associées
Illustration : témoignage d’une crise de boulimie

Avec son accord voici le témoignage d’une de mes patientes en travail thérapeutique avec moi. 

Je suis dans la cuisine, j’ouvre le frigo. Je sors la tomate épicé pour faire des tartines, je rajoute du fromage, je prends du chocolat, après des gâteaux, un sandwich au saucisson et je recommençais sucré, salé ainsi de suite. Je ne vois rien autour de moi, je ne sais pas si je suis assisse, debout.  

Au moment où j’ingurgite tous ces aliments, je n’ai aucune conscience de mon être, je ne sais pas où je suis, ce que je ressens. Puis je commence à sentir un malaise, des nausées, des envies de vomir, mais je ne vomis pas je garde pour me sentir bien vivante.  

Puis les douleurs d’estomac, mais je ne sentais mon corps que dans cette souffrance. C’est aussi pour ça que je recommençais sens cesse « il n’y avait que là qu’il prenait corps, mon corps ». C’est en sentant cette douleur de mon corps meurtri, rempli, malade que le passage se faisait pour revenir dans le réel,  

Mes crises me permettent d’être en contact avec mon corps et mon enfant intérieur, qui avait besoin de nourriture (de l’amour, de la reconnaissance, de l’attention, de la présence, de la confiance, de la valeur). Mais avant ma première thérapie, je ne savais pas et j’ai pris conscience que mes boulimies ont été mes soupapes, elles me permettaient de calmer, mes angoisses, ce vide intérieur. Elle me permettait de réguler et de ne pas sombrer dans la folie.  

Depuis mon travail thérapeutique je vois le chemin que j'ai parcouru. J’essaye de faire le lien entre mes crises, et les émotions qui me traversent : certaines pulsions s’arrêtent d’elles-mêmes quand j’en prenais conscience.  
J’essayais d’être à mon écoute. Je m’interrogeais sur mon besoin de manger.  

Par ce travail sur l’écoute de soi certaines pulsions ont pu s’estomper sans disparaître. D’autres crises trop puissantes n’ont pu être contenues. J’ai accompagné mes crises, sans honte, sans dégoût de moi-même. J’étais juste là pour moi, j’étais à l’écoute de ma souffrance.  

Mes anciennes défenses (ancien contrat, pulsion, crise, destruction) ressurgissent. Les nouveaux contrats s’installent mes crises les plus fortes ont disparu. Les autres se sont espacées. A présent je peux poser des mots à mes maux la différence, est là.  
R.H.

Illustration du parcours d'un travail thérapeutique : le régime, la punition

Avec son accord voici le témoignage d’une de mes patientes en travail thérapeutique avec moi. 

"J'ai fait des régimes pour maigrir sans guérir mon être profond. Pour moi régime est synonyme de punition. Je ne me supportais plus, je ne pouvais plus me regarder, je me sentais sale, et méprisable, je me rabaissais, j'étais en colère contre ce corps qui me trahissait et contre le monde entier, et je finissais par me maltraiter".

"Je n'arrivais pas à trouver la force d'arrêter de manger, je me trouvais faible devant cette pulsion destructrice que je n'arrivais pas à contrôler".

"Après j'ai fait une annorexie ou j'ai perdu 37 kilos en un an en ne mangeant plus qu'une fois par semaine, je voulais contrôler ce corps qui m'avait échappé et trahi en grossissant".

"Puis, j'ai commencé un travail thérapeutique. J'ai commencé à comprendre mon histoire".

"J'ai commencé à faire la paix avec mon corps, et le monde".

"Les crises se sont espacées, et elle sont devenues moins violentes".
O.V.